Définition d'un modèle intégratif du traitement de l'information

http://psychobiologie.ouvaton.org/fichiers/p00.10-framesommairesimplifier.htm

 

Les résultats obtenus lors de la définition des niveaux structurels d'organisation et des propriétés fonctionnelles émergentes permettent d'esquisser un modèle du traitement de l'information, intégrant dans un système unitaire les processus définis actuellement comme émotionnel ou cognitif.
Les connaissances actuelles en neurosciences cognitives étant incomplètes, deux approches complémentaires sont utilisées pour présenter un modèle unitaire du traitement de l'information :

A - Niveau neurophysiologique
C - Synthèse

L'objectif des recherches futures serait de comprendre comment l'organisation structurelle et l'activité de groupes ou de réseaux de neurones font émerger les "opérations" observées, puis l'objectif sera de proposer un modèle global et complet du traitement de l'information, décrivant l'intégration du signal, de la molécule jusqu'aux réseaux complexes.



Exemple d'information
Augmentation de la température de la tête lors d'une communication par téléphone cellulaire

 

 

Processus et "Opérations" de traitement de l'information

http://psychobiologie.ouvaton.org/textes/p04.30-frametraitementinformation.htm

 

Les processus ou "opérations" de traitement de l'information décrites ci-après sont, au stade actuel de la recherche, plus des entités heuristiques que des réalités concrètes correspondant à la dynamique réelle du système nerveux.
Certaines de ces opérations, telle la compréhension, seraient sans doute des résultantes d'un ensemble d'opérations plutôt que des processus distincts et unitaires.
Ce chapitre est à considérer plus comme une recherche exploratoire, destinée à examiner des hypothèses de travail, que comme un résultat fortement probable.


  • Neurintégration (ou intégration neurale)

  • La neurintégration serait un processus générique, c'est-à-dire correspondant au regroupement de plusieurs processus d'intégration neurale, distincts les uns des autres.
    La neurintégration est un processus élémentaire, existant chez tous les organismes ayant un système nerveux, et apparaissant dès la neurogenèse.
    La neurintégration correspondrait à l'intégration par une structure neurale de l'ensemble des signaux qu'elle reçoit, à un instant donné.
    Les principaux types de neurintégration seraient :

  • Neurotransmission

  • La neurotransmission serait un processus générique, c'est-à-dire correspondant au regroupement de plusieurs processus de neurotransmission, distincts les uns des autres.
    La neurotransmission est un processus élémentaire, existant chez tous les organismes ayant un système nerveux, et apparaissant dès la neurogenèse.
    La neurotransmission correspondrait à la transmission d'un élément matériel d'un neurone à un autre, et aux conséquences de cette transmission.
    Les principaux types de neurotransmission seraient :


  • Neuromodulation

  • La neuromodulation serait un processus générique, c'est-à-dire correspondant au regroupement de plusieurs processus neuromodulateurs, distincts les uns des autres. Chaque processus neuromodulateur distinct aurait ses propres mécanismes concrets permettant un certain type de neuromodulation.
    La neuromodulation est un processus élémentaire, existant chez tous les organismes ayant un système nerveux, et apparaissant dès la neurogenèse.
    La neuromodulation correspondrait à une modification fonctionnelle d'un mécanisme ou d'un processus, mais sans modification structurelle notable (up/down regulation, (dé)phosphorylation des récepteurs, modification conformationnelle, etc.).
    Les principaux types de neuromodulation seraient :

  • Neuroplasticité

  • La neuroplasticité serait un processus générique, c'est-à-dire correspondant au regroupement de plusieurs processus de neuroplasticité, distincts les uns des autres.
    La neuroplasticité est un processus élémentaire, existant chez tous les organismes ayant un système nerveux, et apparaissant dès la neurogenèse.
    La neuroplasticité correspondrait à une réorganisation d'une structure neurale existante, produisant, par voie de conséquence, une modification fonctionnelle.
    Les principaux type de neuroplasticité seraient :

    Remarques : La neuroplasticité serait le facteur majeur permettant l'apprentissage.

  • Réactivité

  • La réactivité serait un processus générique, c'est-à-dire correspondant au regroupement de plusieurs processus de réactivité, distincts les uns des autres (réactivité enzymatique, neuronale, synaptique, des réseaux, …). Ces processus distincts existeraient dans les différents niveaux d'organisation et agiraient en synergie, produisant pour un observateur externe une réponse globale et unique de réactivité.
    La réactivité est un processus élémentaire, existant chez tous les mammifères, et apparaissant très tôt au cours du développement.
    La réactivité correspondrait au délais de réaction entre la survenue d'un stimulus et le déclenchement de la réponse comportementale adapté. Ce délais correspondrait à l'activation des processus neurobiologiques de perception, de traitement de l'information et d'exécution motrice.

    1. Au niveau moléculaire, la réactivité pourrait provenir :
      • De la vitesse de réaction des enzymes.
      • Du temps de réponse des canaux membranaires.
      • De la vitesse du turnover de certaines hormones ou neuromédiateurs.
    2. Au niveau cellulaire, la réactivité du neurone pourrait provenir :
      • Du nombre de canaux membranaires.
      • Des processus de régulation des récepteurs.
      • De l'expression de nouvelles protéines membranaires.
      • De la vitesse de libération des neurotransmetteurs.
      • De la quantité de neurotransmetteurs libérés.
    3. Au niveau organique, la réactivité pourrait provenir :
      • De la modification biochimique des tissus d'un organe.
    4. Au niveau systémique, la réactivité pourrait provenir :
      • De la mobilisation des ressources de l'organisme (l'exemple type est le stress).
    5. Par rapport aux processus de bas niveaux du système nerveux central, la réactivité pourrait provenir :
      • De l'augmentation du tonus musculaire.
      • Des processus d'habituation et de sensibilisation.
    6. Par rapport aux processus de hauts niveaux du système nerveux central, la réactivité pourrait provenir :

    Remarque : La vitesse de réaction aux stimuli semble, dans certain cas, pouvoir modifier la dynamique développementale d'un comportement.

  • Réflexes

  • Le "réflexe" serait un processus générique, c'est-à-dire correspondant au regroupement de plusieurs processus réflexifs, distincts les uns des autres.
    Le réflexe est un processus élémentaire, existant chez tous les mammifères, et apparaissant très tôt au cours du développement.
    Le réflexe correspondrait à un processus physiologique de type sensorimoteur, dont la caractéristique principale est d'être sous-tendus par un nombre limité de neurones.
    L'organisme humain comprenant de nombreux réflexes, ne seront étudié dans le cadre de ce travail de recherche que les réflexes clés impliqués dans les comportement les plus complexes (agression, sexualité, parental, langage).
    Les processus réflexes seraient à la base de l'émergence de nombreux processus et comportements plus complexes. C'est l'ASSOCIATION, la COMBINAISON et la COORDINATION de nombreux réflexes entre eux qui rendraient compte de l'émergence de comportements très divers, adaptés au contexte environnemental.
    Les processus réflexes comprennent tous les processus simples de type sensorimoteur, quel que soit le type d'afférence sensorielle (nociceptive, somesthésique, viscérale, ...). L'existence de ces processus simples et autonomes permet également d'expliquer le fonctionnement des systèmes nerveux plus rudimentaire ainsi que les processus existant chez les animaux lésés (animaux spinaux par exemple).
    Les principaux type de réflexe seraient :

  • Association

  • L'association serait un processus générique, c'est-à-dire correspondant au regroupement de plusieurs processus d'association, distincts les uns des autres.
    L'association est un processus élémentaire, existant chez tous les mammifères, et apparaissant très tôt au cours du développement.
    L'association correspondrait à la réunion de deux ou plusieurs structures et/ou fonctions.
    Les principaux types d'association seraient :

    1. Les associations physiques :
      • Les forces cohésives (forces atomiques, électrostatiques, ...)
      • Les molécules adhésives (intégrines, CAM, cadhérines, sélectines, ...)
      • Les molécules de jonction cellulaire (zonula occludens, desmosome, jonction communicante, ...)
      • Les connexions neuronales (synapses, faisceaux de projection, ...)
    2. Les associations chimiques :

    Au niveau fonctionnel, l'association provoque l'interdépendance fonctionnelle des mécanismes et processus. L'interdépendance fonctionnelle est une condition nécessaire (bien que non suffisante) à de nombreux processus plus complexes : coordination, inhibition, activation, régulation, ...

    Remarque : L'association serait un des processus fondamental des organismes en général et du système nerveux en particulier.

  • Coordination

  • La coordination serait une propriété émergente, qui se fonderait initialement sur l'ASSOCIATION. Mais ce serait la COMBINAISON des différents éléments associés et principalement l'ORGANISATION de cette ASSOCIATION qui rendrait compte de l'aspect adaptatif et finalisé de cette nouvelle propriété.
    La coordination est un processus élémentaire, existant chez tous les mammifères, et apparaissant très tôt au cours du développement.

  • Stress

  • Le stress est un processus élaboré, existant chez tous les mammifères, et apparaissant tôt au cours du développement.
    Le stress correspondrait à un ensemble de perturbations biologiques et psychiques provoquées par une agression quelconque sur un organisme.
    Les mécanismes sous-tendant le stress se situent au niveau des systèmes nerveux, endocrinien et immunitaire. Le facteur initiateur de la réponse est l'hypothalamus, qui active l'hypophyse, laquelle stimule à son tour la glande surrénale. La partie périphérique de la glande surrénale (corticosurrénale) synthétise des hormones corticoïdes, essentiellement le cortisol. Sa partie centrale (médullosurrénale) élabore la noradrénaline, et surtout l'adrénaline. Toutes ces hormones influencent directement l'activité des organes, en complément des effets que produit le système nerveux par l'intermédiaire des nerfs. Il en résulte une mobilisation énergétique et attentionnelle de l'organisme, lui permettant de faire face à un danger immédiat.


    Effets de l'adrénaline

  • Plaisir

  • Le plaisir est un processus élaboré, dont l'existence chez tous les mammifères est sujet à questions, et qui apparaîtrait tôt au cours du développement.
    Le plaisir serait une sensation émotionnelle, qui correspondrait à l'activation de certaines régions limbiques.
    Le plaisir est-il un processus unitaire, ou bien un ensemble de processus induisant des sensations voisines (plaisir, émoi érotique, orgasme, chaleur, ...) ?

    Remarque : Le plaisir serait un état affectif fondamental, un des deux pôles de la vie affective, et serait une des caractéristiques principales guidant, sur le plan de la conscience subjective, le comportement humain.

  • Emoi érotique

  • L'émoi érotique serait un processus élaboré, dont l'existence chez tous les mammifères est sujet à questions, et qui apparaîtrait tôt au cours du développement.
    L'émoi érotique serait une sensation émotionnelle, qui correspondrait à l'activation de certaines régions hypothalamiques et, éventuellement, limbiques. Il semblerait que les endomorphines soient impliquées dans la dynamique de ce processus.

  • Orgasme

  • L'orgasme est un processus élaboré, dont l'existence chez tous les mammifères est sujet à questions, et qui apparaîtrait tôt au cours du développement.
    L'orgasme serait une sensation émotionnelle de plaisir intense, provoquée par l'activation de certaines régions limbiques (septum, amygdale (plus prononcé à droite qu'à gauche), noyau caudé (gauche), thalamus (ventral latéral postérieur droit et central droit) ; le cortex ne serait pas impliqué).

  • Rage

  • La rage est un processus élaboré, existant chez tous les mammifères, et apparaissant très tôt au cours du développement.
    La rage, émotion primaire intense et paroxystique, serait provoquée entre autres par la douleur ou la souffrance, et correspondrait à l'hyperactivation de certaines régions limbiques, éventuellement l'hypothalamus postérieur.

  • Anxiété

  • L'anxiété est processus élaboré, existant chez tous les mammifères, et apparaissant très tôt au cours du développement.
    L'anxiété, état émotionnel primaire de tension nerveuse, mal différencié et souvent chronique, serait sous-tendu par l'amygdale et éventuellement la région péri amygdalienne.

  • Joie

  • La joie est un processus élaboré, dont l'existence chez tous les mammifères est sujet à questions, et qui apparaîtrait tôt au cours du développement.
    La joie serait une émotion primaire, sous-tendue par certaines structures limbiques.

  • Tristesse

  • La tristesse est un processus élaboré, dont l'existence chez tous les mammifères est sujet à questions, et qui apparaîtrait tôt au cours du développement.
    La tristesse, état affectif pénible, calme et durable, se traduit par un envahissement de la conscience par une douleur, une insatisfaction, ou par un malaise dont on ne démêle pas la cause.

  • Dégoût

  • Le dégoût est un processus élaboré, existant chez tous les mammifères, et apparaissant tôt au cours du développement.
    Le dégoût, émotion primaire, est souvent accompagné d'une sensation de malaise proche d'un état nauséeux, et serait sous-tendu par le cortex insulaire. Il semblerait que le dégoût pour des objets n'ayant ni odeur ni goût révulsif, provienne d'un conditionnement, associant l'objet avec la composante gustative du dégoût.

  • Dépression

  • La dépression est un processus élaboré, existant chez tous les mammifères, et qui apparaîtrait relativement tôt au cours du développement.
    La dépression, qui serait un état émotionnel primaire, est caractérisée par un modification profonde de l'état psychique dans le sens de la tristesse, de la souffrance morale et du ralentissement psychomoteur. La dépression, dans sa forme non pathologique, serait liée à la détresse et à la souffrance, et particulièrement à l'évaluation cognitive (signification) de cette détresse et douleur.

  • Renforcement

  • Le renforcement est un processus élaboré, existant chez tous les mammifères, et apparaissant très tôt au cours du développement.
    Le renforcement serait un processus provoquant l'augmentation d'une réaction à un stimulus.
    Le renforcement serait sous-tendu par des structures situées le long du faisceau médian du télencéphale pour les renforcements appétitifs, et par des structures centrales mésencéphaliques et diencéphaliques pour les renforcements aversifs (substance grise centrale, hypothalamus médian, lemnisque médian, tegmentum latéral).
    Le renforcement est un des processus fondamental du système nerveux mammalien.

  • Motivation

  • La motivation serait un processus élaboré, existant chez tous les mammifères, et apparaissant très tôt au cours du développement.
    La motivation, état émotionnel primaire, serait un processus psychobiologique responsable du déclenchement, de l'entretien et de la cessation d'un comportement ainsi que de la valeur appétitive ou aversive conférée aux éléments du milieu sur lesquels s'exerce ce comportement.

    La motivation serait sous-tendue, entre autres, par les structures liées aux régulations homéostatiques de l'organisme ainsi qu'aux structures liées aux émotions. La structure nodale du processus motivationnel pourrait être l'aire hypothalamique latérale. La sensation de motivation pourrait être liée avec l'activation des centres prémoteurs.
    Chez les mammifères ayant une structure cérébrale développée, la motivation se traduirait, au niveau psychique et conscient, par ce que l'on pourrait appeler des "contraintes motivationnelles hédodynamiques".

    La synthèse des données des neurosciences permettrait de caractériser un facteur de motivation "hédodynamique", tendance psychique correspondant à l'évitement des sensations pénibles ou douloureuses et à la recherche de sensations principalement agréables et plaisantes. Ces sensations affectives conscientes seraient liées à des processus biologiques fondamentaux : état de satisfaction des besoins, émotions et renforcements.
    Plus précisément, le facteur psychique de motivation hédodynamique est mieux traduit par l'expression : "contraintes motivationnelles hédodynamiques", où le terme "motivationnel" correspond au processus neurobiologique de motivation, le terme "contrainte" indique la force parfois impérieuse d'incitation à l'action, et le terme "hédodynamique" correspond à la recherche préférentielle de sensations hédoniques.
    Cette caractéristique psychique de motivation hédodynamique semble être active de façon constante, quotidiennement, de la naissance jusqu'à la mort. Cette permanence consciente de sensations affectives et d'incitation à l'action, de "contraintes motivationnelles hédodynamiques", en particulier au cours de la période de développement, semble être un facteur structurant et d'émergence - au cours des multiples interactions de l'individu avec l'environnement et avec les autres - de différents besoins et comportements.

  • Orientation

  • L'orientation serait un processus élaboré, existant chez tous les mammifères, et apparaissant très tôt au cours du développement.
    L'orientation serait un processus provoquant l'orientation des organes sensoriels en direction d'un stimulus.
    L'orientation serait sous-tendue, principalement, par la spécificité anatomo-fonctionnelle des colliculi supérieurs.

    Remarque : l'orientation et l'attention seraient des processus primordiaux du traitement de l'information. La perception d'un stimulus nécessite en effet, dans un premier temps, l'orientation des organes sensoriels en direction du signal, puis, dans un deuxième temps, la focalisation des ressources cognitives sur le signal perçu (ou la pensée endogène) afin de permettre son traitement.

  • Surprise (Nouveauté / Familiarité)

  • La surprise serait un processus élaboré, existant chez tous les mammifères, et apparaissant tôt au cours du développement.
    La surprise serait une réaction émotionnelle, provoquée par la perception d'un élément de nouveauté ou d'inattendu.
    La surprise serait sous-tendue par les structures para-hippocampiques.

  • Conditionnement

  • Le conditionnement serait un processus élaboré, existant chez tous les mammifères, et apparaissant tôt au cours du développement.
    Le conditionnement serait un processus d'ASSOCIATION fonctionnelle entre des réactions de l'organisme et des stimulations du milieu.

  • Peur

  • La peur serait un processus cognitif, existant chez tous les mammifères, et apparaissant au cours du développement.
    La peur, émotion secondaire, serait sous-tendue, principalement, par la spécificité anatomo-fonctionnelle de l'amygdale.
    La peur serait une forme cognitive de l'anxiété. Il semblerait que le processus de peur apparaisse lorsque l'enfant est capable de faire la distinction entre lui et le monde extérieur, qu'il ait vécu des situations de pénibilité, qu'il soit capable d'inférence causale, et qu'il ait une compréhension de causalité entre certains événements et sa souffrance.

  • Attachement

  • L'attachement serait un processus élaboré, existant chez tous les mammifères, et apparaissant tôt au cours du développement.
    L'attachement serait un processus lié à des phénomènes de mémorisation d'un ensemble de caractéristiques stables de l'environnement, ayant un impact sensoriel marqué.
    L'attachement se traduit, chez l'Homme, par l'existence d'un lien "affectif" entre une personne et un autre être vivant ou un objet matériel.
    L'attachement, qui serait une mémorisation polysensorielle de l'objet d'attachement, serait sous-tendue par la spécificité d'un réseau de structures limbiques (amygdale, hypothalamus, noyaux du lit de la strie terminale), activées par une neuromédiation ocytocinergique.

  • Détresse

  • La détresse est un processus élaboré, existant chez tous les mammifères, et apparaissant très tôt au cours du développement.
    La détresse serait une émotion primaire, provoquée par la perte d'un objet d'attachement.
    La détresse se caractériserait au niveau comportemental par des vocalisations et des mouvements spasmodiques, et au niveau psychique par des sentiments de délaissement, d'abandon, de solitude et d'impuissance.

  • Catégorisation
  • La catégorisation serait un processus cognitif élaboré, existant chez tous les mammifères, et apparaissant au cours du développement.
    La catégorisation serait un processus cognitif induisant le regroupement dans une même classe des objets ou des personnes de même nature.
    La catégorisation serait une propriété intrinsèque des réseaux neuronaux néocorticaux, voire même une propriété spécifique de l'architecture en réseaux.

    Remarque : Le processus de catégorisation semble être un processus ayant un impact fondamental dans tous les processus de représentation. De manière indirecte, ce processus modulerait en profondeur le développement et la dynamique des comportements les plus complexes.
    Dans l'hypothèse purement spéculative où le processus de catégorisation n'existerait pas, il semblerait que les systèmes de représentation du monde et les comportements et valeurs subséquents seraient radicalement modifiés.

  • Généralisation
  • La généralisation serait un processus cognitif élaboré, existant chez tous les mammifères, et apparaissant au cours du développement.
    La généralisation serait un processus cognitif par lequel les propriétés et caractères observés sur un nombre limité de cas ou d'individus sont étendus à l'ensemble d'une classe, ou à une autre classe.

  • Abstraction
  • L'abstraction serait un processus cognitif élaboré, existant chez tous les mammifères, et apparaissant au cours du développement.
    L'abstraction serait un processus cognitif par lequel l'information retenue devient de plus en plus abstraite à mesure que le temps s'écoule, de sorte que le sujet vient à ne plus se souvenir, au bout de plusieurs mois, que des thèmes généraux.

    Remarque :Concernant le processus d'abstraction, il n'existe à ce jour aucune donnée d'ordre neurobiologique permettant de valider ou de réfuter les hypothèses présentées ci-dessus. Ces hypothèses sont des interprétations spéculatives d'observations principalement ethnologique ou psychologique.

  • Empathie
  • L'empathie serait un processus cognitif élaboré, qui existerait chez tous les mammifères, et apparaissant au cours du développement.
    L'empathie serait un processus cognitif par lequel un sujet, à partir d'informations principalement non verbales, s'identifie à quelqu'un, et ressent ce qu'il ressent, partage et éprouve les sentiments de l'autre.

    Remarque : Concernant le processus d'empathie, il n'existe à ce jour aucune donnée d'ordre neurobiologique permettant de valider ou de réfuter les hypothèses présentées ci-dessus. Ces hypothèses sont des interprétations spéculatives d'observations principalement ethnologique ou psychologique.

  • Frustration
  • La frustration serait un processus cognitif, dont l'existence chez tous les mammifères est sujet à questions, et apparaissant au cours du développement.
    La frustration serait un état émotionnel résultant de l'empêchement à atteindre un but ou un objectif désiré.

    Remarque : Concernant le processus de frustration, il n'existe à ce jour aucune donnée d'ordre neurobiologique permettant de valider ou de réfuter les hypothèses présentées ci-dessus. Ces hypothèses sont des interprétations spéculatives d'observations principalement ethnologique ou psychologique.

  • Culpabilité
  • La culpabilité serait un processus cognitif, qui n'existerait que chez les primates hominoïdes, voire uniquement l'Homme, et qui apparaîtrait au cours du développement en raison de facteurs culturels bien précis.
    La culpabilité serait un état émotionnel provoqué par une évaluation cognitive en rapport avec la transgression d'une norme interne au sujet.
    La culpabilité serait induite par une auto-évaluation du sujet, jugeant de façon négative un de ses actes ou pensées, et ceci indépendamment de l'opinion d'autrui.
    D'après des données anthropologiques (Ruth Benedict, E.R. Dodds) on observe l'existence de sociétés marquées par la culpabilité (guilt cultures) et d'autres caractérisées par la honte (shame cultures). Ces données laissent supposer que la honte et la culpabilité seraient des sentiments émotionnels acquis en raison de particularités culturelles.

    Remarque : Concernant le processus de culpabilité, il n'existe à ce jour aucune donnée d'ordre neurobiologique permettant de valider ou de réfuter les hypothèses présentées ci-dessus. Ces hypothèses sont des interprétations spéculatives d'observations principalement ethnologique ou psychologique.

  • Honte
  • La honte serait un processus cognitif, qui n'existerait que chez les primates hominoïdes, voire uniquement l'Homme, et qui apparaîtrait au cours du développement en raison de facteurs culturels bien précis.
    La honte serait un état émotionnel provoqué par une évaluation cognitive en rapport avec la transgression d'une norme externe au sujet.
    La honte serait induite par des jugements négatifs formulés par autrui, et provoque chez le sujet un sentiment pénible de son infériorité, de son indignité ou de son abaissement dans l'opinion des autres.

    Remarque : Concernant le processus de honte, il n'existe à ce jour aucune donnée d'ordre neurobiologique permettant de valider ou de réfuter les hypothèses présentées ci-dessus. Ces hypothèses sont des interprétations spéculatives d'observations principalement ethnologique ou psychologique.

  • Colère
  • La colère serait un processus cognitif, dont l'existence chez tous les mammifères est sujet à questions, et apparaissant au cours du développement.
    La colère, émotion secondaire, intense et paroxystique, serait une forme cognitive de la rage. Il semblerait que le processus de colère apparaisse lorsque l'enfant est capable d'inférence causale, et qu'il ait une compréhension de causalité entre certains événements qui lui portent préjudice et l'agent externe responsable de ces évènements. La colère serait de la rage dirigée vers l'agent responsable des événement négatifs.

    Remarque : Concernant le processus de colère, il n'existe à ce jour aucune donnée d'ordre neurobiologique permettant de valider ou de réfuter les hypothèses présentées ci-dessus. Ces hypothèses sont des interprétations spéculatives d'observations principalement ethnologique ou psychologique.

  • Haine
  • La haine serait un processus cognitif, qui n'existerait que chez les primates hominoïdes, et qui apparaîtrait au cours du développement.
    La haine serait une émotion secondaire, intense et violente, qui pousse à vouloir du mal à quelqu'un et à se réjouir du mal qui lui arrive.

    Remarque : Concernant le processus de haine, il n'existe à ce jour aucune donnée d'ordre neurobiologique permettant de valider ou de réfuter les hypothèses présentées ci-dessus. Ces hypothèses sont des interprétations spéculatives d'observations principalement ethnologique ou psychologique.

  • Imitation
  • L'imitation serait un processus cognitif, existant chez tous les mammifères, et apparaissant tôt au cours du développement.
    L'imitation consiste en la reproduction du comportement d'un modèle observé.
    L'imitation serait liée, du moins en partie, au processus d'empathie.

  • Anticipation
  • L'anticipation serait un processus générique, c'est-à-dire correspondant au regroupement de plusieurs processus d'anticipation, distincts les uns des autres.
    L'anticipation serait un processus cognitif élaboré, existant chez tous les mammifères, et apparaissant au cours du développement.
    L'anticipation semble apparaître à tous les niveaux de l'échelle phylogénétique et intervient dans différentes fonctions.

  • Signification
  • La signification serait un processus cognitif élaboré, qui n'existerait que chez les primates hominoïdes, et qui apparaîtrait au cours du développement.
    La signification serait un processus cognitif d'attribution, à des expériences ou à des connaissances personnelles, d'une signification qui devient prépondérante dans le vécu subjectif du sujet.

    Remarque : Concernant le processus de signification, il n'existe à ce jour aucune donnée d'ordre neurobiologique permettant de valider ou de réfuter les hypothèses présentées ci-dessus. Ces hypothèses sont des interprétations spéculatives d'observations principalement ethnologique ou psychologique.

  • Compréhension
  • La compréhension serait un processus cognitif élaboré, dont l'existence chez tous les mammifères est sujet à questions, et apparaissant au cours du développement.
    La compréhension serait un processus cognitif, ou la résultante d'un ensemble de processus cognitifs, aboutissant à l'intégration correcte d'une connaissance nouvelle aux connaissances préexistantes d'un individu.

  • Attention
  • L'attention serait un processus cognitif élaboré, existant chez tous les mammifères, et apparaissant au cours du développement.
    L'attention serait un processus par lequel un sujet augmente son efficience à l'égard de certains contenus psychologiques (perception, intellection, souvenir).
    L'attention serait sous-tendue, entre autres, par l'aire nodale PG (ou aire 7a).

    Remarque : l'orientation et l'attention seraient des processus primordiaux du traitement de l'information. La perception d'un stimulus nécessite en effet, dans un premier temps, l'orientation des organes sensoriels en direction du signal, puis, dans un deuxième temps, la focalisation des ressources cognitives sur le signal perçu (ou la pensée endogène) afin de permettre son traitement.

  • Planification
  • La planification serait un processus cognitif élaboré, existant chez tous les mammifères, et apparaissant au cours du développement.
    La planification serait un processus cognitif de structuration temporelle d'une suite ordonnée d'événement.
    La planification serait sous-tendue, principalement, par la spécificité anatomo-fonctionnelle du lobe pré-frontal.

  • Conscience
  • La conscience serait un processus cognitif, qui n'existerait que chez certains primates hominoïdes, et qui apparaîtrait au cours du développement.
    La conscience serait un processus cognitif de haut niveau, qui permet au sujet d'accéder à un état de connaissance supérieur, celui de sa propre existence.

  • Mémoire
  • La signification du concept de "mémoire" a beaucoup changé au cours du XXe siècle. Depuis les premières études d'Ebbinghaus (1885), en passant par les différents modèles proposés (modèle séquentiel d'Atkinson et Shiffin (1968), mémoire de travail de Baddeley & Hitch (1974), etc.), jusqu'aux "systèmes de mémoires" actuels, le terme de mémoire à renvoyé à des conceptualisations et à des processus neurobiologiques bien différents.
    En prenant une définition la plus large et la plus brève possible du concept de mémoire, telle "trace actuelle d'un événement passé", on s'aperçoit que tout est mémoire ! Même une faible dépolarisation cellulaire, ne durant que quelques millisecondes, laisse une trace cellulaire (modification localisée de la concentration ionique intracellulaire), qui va modifier de nombreux processus intracellulaires (car quelques millisecondes représente une période très longue pour les enzymes, dont la durée de l'activité élémentaire est 1.000 à 100.000 fois inférieure à la milliseconde).
    Peut-on appeler cela "mémoire" ?

    Problématique centrale
    Quelle serait la problématique centrale de ce que l'on pourrait appeler "mémoire" ?
    Par rapport au sens commun du terme, où "mémoire" signifie : «Faculté de conserver et de rappeler des états de conscience passés» ou «Activité qui permet de retenir des expériences antérieurement vécues», la problématique centrale de ce phénomène serait la potentialité de "rappel du passé".
    La définition bionormée du phénomène de mémoire devrait donc prendre en compte les processus cérébraux permettant le "rappel du passé".

    Définition
    Mémoire : processus neurobiologiques complexes qui rendent possible la capacité pour un sujet de se souvenir d'un fait passé (ce qui impliquerait des processus de fixation, de conservation, de rappel et de reconnaissance des souvenirs).

    Bases neurobiologiques de la mémoire
    Les données et les hypothèses concernant la mémoire (au sens définit précédemment) sont très limitées : ce processus hautement complexe dépendrait des régions dites limbiques et néocorticales (principalement lobe frontal, aires associatives, cortex cingulaire, cortex parahippocampal, et d'un réseau de structures sous corticales ou limbiques : thalamus antérieur, hippocampe, amygdale, noyaux mamillaires). Fonctionnellement, les hypothèses, quand elles existent, sont très spéculatives à l'heure actuelle.

  • Décision
  • La décision serait un processus générique, c'est-à-dire correspondant au regroupement de plusieurs processus de décision, distincts les uns des autres.
    La décision correspondrait au déclenchement d'un événement par le système nerveux, après traitement de stimuli ou d'information.

    Remarque : Concernant le processus de décision, il n'existe à ce jour aucune donnée d'ordre neurobiologique permettant de valider ou de réfuter les hypothèses présentées ci-dessus. Ces hypothèses sont des interprétations spéculatives d'observations principalement ethnologique ou psychologique.

     

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